Quelques bons moments en montagne
Après notre belle mais harrassante journée à la Grande Lance, hors de question de ressortir samedi. Certes, nous apprécions le ski de rando pour les efforts à la montée, la vue du sommet, le casse dalle et le genep (quand la météo le permet), mais avant tout, pour la belle descente qui s'en suit. Après le bon entrainement vendredi en neige inskiable, nous sommes au point, pas besoin de plus pratiquer. Des conditions météo similaires sont annoncées pour samedi : belle journée, mais bise forte ne permettant pas un bon dégel.
Grasse mat' le samedi matin, nécessaire pour récupérer des efforts de la veille et du lever matinal. L'après midi, je vais faire quelques descentes en monoski au stade de Lans, juste afin de dérouiller les jambes. En fait, je passerai plus de temps assis au soleil qu'à skier, mais cela me va bien :o)
Dimanche, la bise doit s'arrêter, ce qui veut dire moins froid, et si nous choisissons bien la course, moquette ! Vu les contraintes horaires de Will, nous optons pour un versant E ou SE, afin de rentrer en début d'aprem'. L'envers de Belledonne semble approprié à ce genre de course, et de nombreuses possibilités existent au départ du Rivier d'Allemont.
Du coup, encore une fois nous sommes obligés de nous lever tôt, d'autant plus que je dors à Lans ce soir. J'arrive péniblement à négocier un RDV à 6h30 à Botanic, cool, je vais pouvoir traîner au lit jusqu'à 5h30.
7h25, nous chaussons les skis, et franchement, c'est plus sympa de partir de jour ! Quelques mètres à plat sur le chemin, et nous attaquons le champ sur notre droite, l'objectif étant de rattraper le chemin qui monte dans la forêt. Petits fourvoyage, nous perdons quelques minutes pour finalement retrouver la sente.
C'est parti pour 400 m de forêt, typique de l'envers de Belledonne. Vu les conditions rencontrées hier au dessus de Pré Raymond, j'ai quand même pris les crampons, mais laissé le piolet. Bien nous en a pris, puisque au bout de 100m nous sommes sur de la glace vive. Ni une ni deux, nous déposons le sac pour mettre les crampons... laborieusement ! Je n'ai pas pris le temps de les régler, car je sais que je n'ai pas besoin d'outils. Sauf qu'en voulant les régler, les 2 parties se déssolidarisent ! Argggg, quelle galère à remettre ! J'arrive enfin à enfiler la tige comme il faut, sans coincer l'antibotte, et m'apprête à les chausser, quand .... Quel con, je les ai remontés à l'envers : les pointes avant vers le bas (normal), et les pointes arrières vers le haut (moins normal).
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| ou comment perdre 15 minutes ... |
Rebelote, regalère, et je peux enfin chausser. Will est déjà prêt, le temps de mettre les skis sur le dos et nous voilà repartis.
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| Enfin prêt, on peut rattaquer ! |
Pas fachés d'avoir cramponné, le chemin est bien en glace tout le long, on va s'amuser à la descente. Nous grimpons donc à un rythme correct, environ 500 m/heure. Je dois m'accrocher pour suivre Will, et pourtant je suis que l'on nous rattrape... Effectivement, je suis rapidement talonné par deux "anciens" que je laisse sagement passer. Certainement la soixantaine, pfff ça vous met un coup au moral !
A notre tour de rattraper un jeune couple qui n'a qu'une paire de crabes pour 2, Monsieur monte donc à skis. Chapeau, tu as du galérer. A 1700m, nous sortons de la forêt, en plein soleil. Il n'est que 8h30 mais il fait déjà bon. Nous discutons avec les 3 couples présents : les anciens montent vers le Sciallet (nous aussi), les autres vers Roche Fendue et le Ferrouillet. Le temps de se déshabiller, manger un bout de calendos, et rechausser, les sexa sont déjà loin devant.
Nous ne les reverrons pas avant le sommet, et pourtant nous ferons 550m durant l'heure suivante. C'est dire ! La montée se poursuit à un bon ryhtme, avec une belle vue sur les Grandes Rousses, l'Oisans et le Taillefer. Puis à 100m sous le sommet, moment simultané de fatigue. L'envie n'y est plus trop, nous faisons une ptite pause. Derrière nous la face N du Grand Pic de Belledonne, et de profil la face O, très verticale.
Quand même, il reste 100m, on va y aller ! Nous faisons donc les derniers mètres tranquillement, avec la vue qui se dégage d'un coup sur la Chartreuse, le vallon de Vénétier et les sommets alentours : Cime de la Jasse, Dent du Pra, col de l'Aigleton, Pic de la Belle étoile.
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| Y a pire comme panorama ... |
Le temps de faire quelques photos, de se rhabiller à cause du vent frais, de taper la conversation avec le couple, de ranger les peaux ... La neige semble encore un peu dure. Nous préférons descendre d'un cinquantaine de mètres pour aller manger en face Sud, à l'abri du vent.
Une belle dalle surplombant la combe, avec belle vue sur les massifs avoisinants, abritée du vent, sans personne en vue, c'est comme ça que nous aimons la montagne !
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| Notre salle à manger du jour |
45 minutes de pause repas en plein soleil, que c'est bon ! La neige semble maintenant revenue à point. Nous cherchons les pentes les plus raides au début : ce sont elles qui ont le plus vues le soleil, moquette Saint Maclou assurée.
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| Ski moquette pour Will, sous la brèche de Roche fendue |
Que c'est facile par rapport à avant hier, quel bonheur de godiller sur cette neige de printemps. Les températures clémentes et la vue nous permettent de fréquentes pauses photo.
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| Belles contrepentes Sud |
Les dernières pentes avant la forêt sont elles bien transformées, et très faciles à skier. Par contre, dans 2 ou 3 heures, cela risque de craindre un peu.
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| Moquette à poils longs, je me lâche ! |
Bon timing pour nous, pas d'inquiétudes à avoir, juste à profiter de ces belles pentes.
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| Will sur fond de Sept Laux |
Les bonnes choses ont une fin, nous abordons maintenant la forêt et son boarder cross.
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| C'est parti pour 400 mètres de boarder cross |
Si la première moitié passe encore pas trop mal, la suite est plus sport : chemin étroit et raide, cailloux affleurants, glace. Borné (comme d'habitude), je m'entête à passer à skis, quitte à descendre en escalier sur la terre et les rochers quand la neige n'est pas là. On est un skieur sanglier ou on l'est pas ! Puis quand le chemin ne passe vraiment plus, je décide de couper à travers la forêt. C'est sport mais ça passe. Will, moins buté, descend à pied. Derniers virages dans le champ, presque en ski nautique tellement cela fond. A ce rythme, il va bientôt falloir porter à la descente.
Midi et demi à la voiture, cool nous avons encore tout l'après midi devant nous. Après midi que nous débuterons en terrasse, à siroter une bière fraîche à l'estacade ! Ya bon le ski de printemps