Quelques bons moments en montagne
Il y a quelques jours, j'avais contacté Laurent, pour lui proposer d'aller skier sur ces 3 jours, en mini raid. Cela fait un moment que j'ai envie de m'échapper sur plusieurs jours à skis, de refuge en refuge. Laurent ayant déjà prévu une sortie avec le Club Montagne Escalade de Veurey, et une place s'étant libéré, c'est avec plaisir que je m'incruste !
Jeudi 30 avril, 18 heures, j’ai fait les courses pour le week end de rando ski à venir et je remonte préparer mon sac. Grand beau annoncé, ça va être tttttttttttoooooooop !
Le téléphone sonne, c'est Laurent.
"Olivier, on vient d'avoir le refuge du Chardonnet y'a pas de place pour toi
- Ah, la bonne blague, je te crois pas.
- Non non je suis sérieux, on vient d'appeler pour confirmer, et le refuge est plein, nous avions réservé pour 20 et tu es le 21 ème.
- Pas crédible, tu m'appelles pour quoi au juste ?
- C'est malheureusement vrai, on a tout essayé....
- ...
- ...
- OK Laurent, je les appelle, je fais le forcing, et te rappelle après. Je passe te prendre à 5H45 chez toi !
- Bonjour, je fais partie du groupe de 20, vous n'avez pas une place en plus
- Non, c'est complet
- Complet, complet ? Je veux bien dormir sur un banc, une table, par terre ...
- Non, c'est complet, pour des raisons de sécurité je ne peux pas vous accepter.
Je suis dépité. L'expression "reboucher le champagne" prend tout son sens. Puis j'ai une idée : du refuge Chardonnet, il suffit de redescendre de 400 m dans la vallée de la Clarée, puis de remonter de 300m en face au refuge de Ricou, dans un cadre idyllique. Je pourrais peut être y dormir le soir, et me levant une heure plus tôt, les rejoindre le lendemain matin. Ni une ni deux, j'appelle et tombe sur le répondeur. Je laisse le message, mais personne ne me rappelle. Les boules...
J'hésite à monter coûte que coûte, me disant que sur place ils ne pourront me refuser. Mais je ne cautionne pas trop cette attitude. Me voyant dégouté, Fred a une idée : pourquoi tu ne bivouaquerais pas à coté du refuge ?
C'est vrai qu'ils ont prévu beau temps. En plus, ma place est réservée aux Drayères pour samedi soir (j'ai appelé pour vérifier). Tant pis s'il faut se charger du duvet et du matelas sur 3 jours, ça peut valoir le coup. En plus, Laurent me prêterait son sur sac de couchage.
Va pour le bivouac, tant pis pour la charge ! Je rappelle donc le Chardonnet, pour leur demander de me garder au moins un repas chaud. Je ne vais quand même pas porter le réchaud et la popote ! Et là, miracle :
"- Une place vient de se libérer"
- C'est bon je prends :)
Immédiatement le sourire revient :o) yyyyyyyyyyyyyeeeeeeeeeeeeeeeeppppppppeeeeeee !
Je confirme donc à Laurent, qui m'apprend qu'entre temps Jean Marie (organisateur du raid) a également rappelé les refuges de son coté, une place s'était libérée, mais avait immédiatement été re-réservée. Rassures toi Laurent, c'est moi !
Du coup je suis à la bourre dans la préparation du sac.On a beau être en demi pension, je préfère avoir un peu plus à manger. Pour 3 jours, j'ai donc rillettes, saucisson, pain, bleu du vercors, tomme du vercors, tuc, palets bretons, barres, pates de fruits, crême de marron ... et bien sûr génépy ! Même si ça devrait suffir, je prépare un gros cake salé pour le dimanche, la bête doit bien peser ses 2 livres. Oh, et quelques bières, ça peut être sympa pour le midi.
Reste à caller piolet et crampons, ARVA, pelle, sonde, paire de peaux de rechange (quoique ...), le casque d'alpi.
Qu'est ce que j'oublie ? Serviette, brosse à dent, aspirine, lunette, casquette, bonnet, buff, gants, gants de rechange, pantalon léger pour le refuge, polaire en plus au cas où, t shirt propre, sous vêtements, carte, appareil photo, couverture de survie, sac à viande, boules quies, frontale. Ah oui, les 2 litres d'eau...
Et mince, cela ne rentre pas dans le sac de 32 litres. Qu'enlever : Je crois que j'ai acheté pas mal de bouffe, je vais peut être laisser un paquet de Tuc de coté... et la seconde paire de peaux et de gants. J'aurai sur moi ma gore tex et une veste polaire
Résultat : un sac bien rempli et plus de 16 kg sur la balance (sans les skis), ça devrait le faire. Ainsi équipé, j'approche le quintal :). Il est tard (il a fallu préparer le cake), je file me coucher, confiant sur le week end à venir, même si j'ai quand même un petit doute quant à la taille du groupe : 21 personnes, dont 7 raquetteurs, c'est peut être beaucoup.
Nous décollons de Gre vers 6 heures, direction Névache. Initialement nous devions partir du Pont de l'Alpe pour rejoindre le refuge du Chardonnet par le col du même nom. Mais compte tenu de la pente et du groupe, les organisateurs décident de partir de la vallée de la Clarée ... soit 45 minutes de voiture en plus.
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| Derniers préparatifs |
Le temps de tous se retrouver, de se préparer, nous décollons vers 9 heures du Pont de la Souchère à 1813m.
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| Pont de la Souchère, c'est parti |
| photo JM1 ou 2 |
| Une collective du CAF ? Non, juste une sortie CMEV ! |
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| Derrière nous les Cerces et Ricou |
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| Raquettes ou skis, même rythme ! |
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| Charmant ce refuge |
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| C'est beau les Ecrins ! |
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| Les raquetteurs, que nous reverrons au refuge |
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| Pour un 1er mai, c'est franchement bon ! |
Finalement c'est à la descente que le poids du groupe se fait le plus sentir, où nous faisons des arrêts plus longs pour laisser le temps au groupe de se reformer.
Au refuge, la bière est fraîche, du coup je gagne déjà 500 g sur le poids du sac. Après midi détente, nous faisons sécher les peaux, les chaussures, jouons aux cartes, regardons la suite du programme ...
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| Terrasse en bois plein sud ! |
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| Parcours du jour, 900 m D+ |