Quelques bons moments en montagne
6h20, il fait déjà jour même si le soleil n’est pas encore sorti. Nous décollons du refuge en direction du rocher de la grande tempête. 900 m de dénivelé dans une combe à l’ombre le matin.
Les raquetteurs prendront eux un autre chemin : seuil des rochilles, lac des cerces, col de la ponsonnière et redescente sur le pont de l’alpe où nous irons les chercher en voiture.
La température est idéale pour l’ascension. Puis le soleil se lève et éclaire de rose les sommets environnants : Main de Crepin, Pointe des Cerces.
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| Lever de soleil |
Chacun monte à son rythme, de part et d’autres du vallon creusé par le ruisseau. Belle ambiance, et premier plan magnifique assuré par Yves, Sophie et Thierry.
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| Main de Crepin et Pointe des Cerces |
Le premier rayon de soleil nous parvient, moment toujours aussi magique en montagne.
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| Premiers rayons matinaux |
Nous arrivons en vue d’un col, précédé d’une belle combe de montée. Pas de traces, je décide d’y aller. Je vais passer un des meilleurs moments de ces 3 jours.
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| Concentré ! |
Seul, à faire ma trace de montée dans 30 cm de neige fraîche. Totallement zen, je fais juste attention aux derniers mètres sous le col où la neige semble moins stable. Je débouche au col avec vue ***** sur le parcours des 2 jours précédent et les Ecrins. J’ai l’impression d’être seul, totalement isolé du reste :
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| Trace de montée |
Sauf que les autres ne semblent pas suivre ma trace, mais s’engager dans le vallon suivant.Je décide donc de parcourir l’arête pour les rejoindre. Par souci de sécurité je mets les skis sur le dos et chausse les crampons.
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| Solitude ... |
Pendant que Laurent et Bruno font le crochet par le sommet, le reste du groupe arrive sur un replat juste avant la crête, avec en arrière plan le Thabor, point culminant du massif.
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| Le groupe sous fond de Thabor |
D’où je suis, il me faudrait redescendre sur le replat, pour remonter sur le sommet. Je fais une croix sur le sommet, sans regret, j’ai eu ma dose d’émotions dans la montée précédente.
9h20, nous sommes tous en haut de la rando, moyennant un petit passage délicat en arêtes, où je file un ptit coup de main à Sophie, peu habituée à ce genre de terrains.
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| Faudrait pas être plus nombreux ! |
Les efforts sont terminés pour ces 3 jours, je peux donc me libérer des dernières provisions de bouffe restantes, et notamment du cake aux olives que j’ai préparé jeudi soir. Un bon 2 kg de cake, qui passe bien et qui soulage le sac à dos. Pendant que nous y sommes, nous tombons aussi la fiole de genep’. Le sac va être léger à la descente J
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| Derniers regards sur les Ecrins |
L’heure est matinale, j’ai peur que la descente, un peu raide (35°) n’ai pas assez décaillée. En fait, elle sera top, car elle est orientée plein est. Encore un moment top que ces petits virages que nous enchainons tous, sous fond d’écrins.
La suite est composée de petits vallons peu pentus, dans lesquelles la neige est restée bien dûre et constante. Nous pouvons donc lacher les chevaux, avec même quelques passages en carving. Quel bonheur de se payer ce type de ski en rando et en mai !
Nous avons tous la banane, et profitons de cette longue descente. Suite à une faute de carre, je me remets une petite gamelle, mais cette fois ci j’ai attaché mes skis. Heureusement sans quoi je risquais de ne pas les retrouver !
Nous arrivons ensuite au refuge de Ricou, dans lequel nous avions passé la plus belle soirée de notre tour des Cerces à l’été 2006. Bonne bouffe, le plus beau coucher de soleil du massif, et chambre de 2 ou 4 personnes. A faire absolument.
Il reste environ 400 m de dénivelé jusqu’à la route, sur une piste 4x4 qui passe moyennant quelques déchaussages. Fidèle à moi-même, je fais un peu de ski sanglier, sur les myrtilles pour gagner les ultimes mètres de ski.
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| Même en mode sanglier, ça ne passe plus ! |
Puis, il est vraiment temps de déchausser pour rejoindre le fond de vallée, où le printemps est déjà là.
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| Bientôt l'été |
Après une demi heure de portage sur la route, nous retrouvons notre point de départ à 12h, et toute la civilisation qui va avec : voitures, gaz d’échappements, … que nous étions bien là haut. Nous prenons le temps d’un dernier pique nique dans un alpage et finissons les restes de tout le monde, décidement nous avons tous vu large dans nos provisions.
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| Enfin nous quittons les chaussures ! |
Puis le retour s’annonce, avec une halte au pont de l’alpe pour récupérer les raquetteurs, et une dernière bière au col du Lautaret pour cloturer cet excellent week end.
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| Persévérants dans le souci d'hydratation et de récupération |
Que dire de ce week end ?
Tout simplement trop bien : une météo au top, des conditions de neige exceptionnelles, et surtout une organisation aux petits oignons. Je redoutais un peu l’importance du groupe, qui s’est finalement à peine sentie. Chapeau aux raquetteurs, qui ont avalé une sacrée distance, et un grand merci à l’organisation.
Grâce à mes petits extras, j’ai pu alterner entre la convivialité du groupe (super ambiance) et des moments de sérénité fabuleux !
Ah si, un petit retour d’expérience : un sac de 18 kg pour 3 jours c’est vraiment trop :
- j’ai beaucoup trop pris à manger, sachant que nous étions en demi pension et qu’au pire nous étions au refuge à midi, avec la possibilité de manger !
- les bières n’étaient pas non plus indispensables …
- les fringues de rechanges sont superflues, un T shirt sec aurait suffit !
Il va donc falloir repartir prochainement pour tester le raid « light » !