Quelques bons moments en montagne
Lever 6 heures. C’est tôt me direz vous ? Peut être, mais j’ai quand même dormi 9 heures. Certes, il a fait très chaud dans la chambre, mais pas de quoi regretter quand même une nuit en igloo !
Le soleil commence à pointer son nez.
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| Premières lueurs |
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| La journée s'annonce belle ! |
Un groupe de 21, forcément, c’est plus long à se préparer qu’un groupe de 3. Nous sommes cependant assez efficaces et démarrons un peu avant 7 heures.
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| Le groupe (enfin, une partie !) |
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| Sérénité ... |
Le départ se fait en douceur, sur le long plat emprunté la veille et nous bifurquons rapidement dans le vallon de droite. Parfait pour se mettre en jambes sans trop forcer. Puis nous attaquons une première pente un peu gelée, mais qui à mon goût ne nécessite pas les couteaux.
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| Première montée |
J’ai pris un peu d’avance sur le groupe, je monte à mon rythme, profitant de la solitude et du calme environnant. Nous longeons par l’ouest les crêtes du Queyrellin, en direction de la Casse blanche. Il fait juste bon à l’ombre, ce qui permet de progresser sans trop transpirer (un minimum quand même, comme à chaque fois que j’ai un sac sur le dos). Puis la pente se redresse fortement, et le cheminement est évident jusqu’à un petit col. Une coulée importante est partie dans les jours précédents, et je n’ai pas envie de monter dans ces boules gelées.
Je décide donc de mettre les skis sur le dos, et de monter en crampons « dré dans l’pentu ». Les skieurs montent dans l’ensemble à skis.
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| Chacun sa méthode |
Les raquetteurs, eux, n’ont pas le choix et sont bien obligés de tirer droit. La neige est dure, mais pas glacée, ce qui ne rend pas la pente trop technique. Le soleil fait son apparition dans le haut de la pente. La neige est tout de suite moins dure, mais il fait chaud.
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| Léger penchage ... |
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| Les premiers arrivent au col |
Nous débouchons à 9 heures au petit col en haut de la Casse Blanche.
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| Vue du col, nous allons ensuite en face |
Alors que le regroupe se reforme petit à petit, je remarque une arête neigeuse qui part du col et monte à un petit sommet. Ni une ni deux, plutôt que de manger un morceau, j’enchaîne sur cette arête. Après une petite redescente, elle se prolonge jusqu’au prochain col où nous devons aller. A moins que je ne tente une belle descente poudreuse en face Est
Crampons aux pieds, je progresse sur cette arête pas dangereuse sous réserve d’être attentif.
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| Ambiance :) |
Le groupe s’est reformé au col, pour immédiatement se rescinder : les skieurs continuent à monter au nord pour basculer sur la combe du lac rouge, les raquetteurs descendent la combe SE de Casse Blanche.
Le temps d’un petit film au sommet, et j’opte pour la descente plutôt que l’arête. Début sur l’arête, puis il faut plonger dans la pente. C’est bien raide, mais la neige est poudreuse. 3 petits virages, une pause pour regarder la suite du programme. Ce n’est pas le moment de s’en mettre une. Je suis dans la partie la plus raide, avec quelques roches, soyons prudents. Je passe sans encombre la zone, et peux enchainer ensuite une quinzaine de virages dans la poudre. Petite montée d’adrenaline, c’est bon !
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| Et hop, une ptite descente en bonus |
C’était tellement bon que j’ai fait quelques virages en plus, sachant qu’il faudrait remonter tout ce que je suis en train de descendre. Repeautage rapide, les derniers du groupe des skieurs sont au dessus de moi. J’essaie de les rattrapper sans me mettre dans le rouge, mais le soleil cogne déjà très fort à 9h30 en cette face SE. J’arrive au col le dernier, mais sans trop de retard. Je quitte les skis, et fait rapidement un aller retour sur l’arête jusqu'au sommet coté 2914m.
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| Le groupe au second col |
Le temps de revenir, les premiers partent déjà. Tant pis, là non plus je ne mangerai pas, il faut que je me dépèche de les rejoindre. Dépeautage, serrages de pompes, fixations en position descente, gants, c’est parti pour la descente en face N. La poudreuse tassée semble sympa à skier, j’enchaine un, deux, trois virages, quand soudain … je ne sais pas pourquoi, mais je plante la spatule, et plonge la tête la première dans la neige fraîche ! Humm, c’est froid. J’entends des cris, et m’aperçois que mon ski est en train de dévaller la pente. Et m..de, dans la précipitation au col, je n’ai pas repassé mes lanières. Heureusement, il s’immobilise quelques dizaines de mètres plus bas. Il me faut descendre sur un ski, pour rechausser dans la poudreuse. Pas facile.
S’en suit un replat facile, et alors que mes compagnons décident d’aller chercher le soleil et la neige transfo, je cherche la poudreuse en face N. Après un départ un peu sec entre les roches (sans touchettes), je peux enchainer 30 virages en godille. De la poudreuse un 2 mai, je n’y crois pas !
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| Godille always ! |
En plus, je suis resté plus haut que les autres, qui sont obligés de faire un schuss et un peu de pas de patineur ou du canard.
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| Skis fartés, ça glisse mieux ;) |
La suite de la descente en excellente en moquette à poils long, ça tourne tout seul. En bas de la pente, nous retrouvons par hasard les raquetteurs qui n’ont pas trainés ! Nous descendons ensuite jusqu’à la Clarée par des petits vallons. Un moment, nous sommes dans un ravin qui fait mi border cross, mi half pipe. J’attaque la descente, et que je me retourne, m’aperçois qu’ils sont à 4 de front derrière moi. Grand moment de déconne, j’ai cru voir un remake d’apocalypse snow !
Arrivés à la Clarée, alors que le groupe choisit de remonter en rive droite, Thierry et moi décidons de trouver un passage à gué.
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| Ca paaaaaaaasssse ! |
Passage un peu hasardeux, sur ces rochers glissants, mais tout ce passe sans problème. Nous repeautons pour la dernière fois pour 2 kilomètres environ de ski de fond jusqu’aux Drayères. Le reste du groupe s’est arrêté pour casser la croûte au soleil contre un gros bloc rocheux, nous nous arrêtons également.
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| Un intrus parmi le CMEV ... cherchez bien |
Bonne pause d’une heure et une demi heure plus tard nous sommes aux Drayères (13h30), où nous commençons la récupération active. Une bière de moins dans le sac pour moi, encore 500 grammes de moins !
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| Faut ce qu'il faut ... |
Après midi bien agréable au soleil, et on se paye même le luxe d’une douche chaude et de mettre les fringues propres !
Le refuge est moins bien que celui de la veille (terrasse boueuse, salle à manger bruyante, dortoirs plus grands… ) mais reste très correct. Il est surtout idéalement placé pour rayonner autour.
Après le repas, nous négocions directement un départ matinal avec le gardien, avec petit dej à 5h30. Encore une belle journée de skis, au dodo !