Quelques bons moments en montagne
Le rendez vous est fixé à 7h15 à Vif, avec Gaël & Didier, Yannick et Marie Noëlle, Fred & moi. Une mention spéciale à Yannick & Marie pour s'être levés à 6h45 à et avoir réussi à être à l'heure (soit dit en passant, l excuse du réveil qui n'a pas sonné .. ;o) ). Le temps est couvert, brumes matinales et plafond bas. Météofrance a annoncé grand beau, nous verrons bien. Arrivés à Clelles, superbe vue sur le Mont Aiguille, enfin, bien caché dans le brouillard. Dommage, la vue est impressionnante et met tout de suite dans l'ambiance. « Euh, vous êtes sûrs que c'est là haut qu'on monte ? ». Il est vrai que les faces S et E sont particulièrement verticales. La voie normale (VN) chemine elle en versant N/O. Nous retrouvons JB, parti le matin même de Valence, à Richardière et décidons de gagner quelques mètres en voiture, en montant au parking du haut (alt 1205m). Nous verrons plus tard que Fred et Gaël, qui de bon matin préféreraient partir à pied de l'auberge, seront content de ces quelques mètres gagnés !
Au parking,
le plafond nuageux n'est pas loin,
je pense passer au dessus
au niveau du col de l'Aupet.
Finalement au bout de quelques
minutes, nous crevons le plafond ;
ce n'était en fait que des brumes
matinales. La lumière du matin
sur les couleurs automnales
annoncent une belle journée.
Dès le col, nous apercevons 2 cordées sur la voie. Merci Montagnes Mag d'avoir fait paraître un article intitulé « Un dimanche automnal au Mont Aiguille » dans son numéro d'octobre ! Finalement nous serons une bonne quarantaine ce samedi sur
Les - Fred & JB
- Yannick & Marie N
- Didier & Gaël, pour qui l'expérience se limite à un rappel de quelques mètres la semaine dernière à Saint Christophe, et que je décide donc d'encorder avec moi. Le monde sur 
Nous posons des relais sur les 3 premières longueurs, mais ça traine devant. A tel point qu'une des cordées au dessus de nous décide de rebrousser chemin.
J'en profite pour accélérer le rythme. Cela tombe bien, nous en sommes à la grande traversée câblée sur la droite, et nous progressons donc corde tendue.
A ce moment là nous profitons pleinement de ce qui nous plait tant en montagne : l'isolement (à 40 sur la voie !) et surtout le silence (extrait choisis entre Fred et JB) :
- Combien il reste de corde ?
-
- ? ça fait
- .....
- Pose un point ? POSE UN POINT !
- Non, pas besoin
- MAIS SI
- Dans
- .....
Bref, la sérénité tant recherchée en montagne !
Le groupe se reforme, et nous repartons aussitôt dans l'entonnoir.
Gradins délités faciles, mais très peu de points pour s'assurer. En plus, nous sommes pile dans l'axe de la cheminée, et vu le monde je crains les pierres. Nous décidons donc de ne pas traîner dans cette partie exposée.
Tout se passe bien, avec 2 relais bricolés, et nous continuons corde tendue jusqu'au départ de la cheminée finale. Qu'elles sont belles ces deux vires !! Séance photos, contemplation et grignotage : avec le monde qu'il y a devant, nous pouvons prendre notre temps.

La dernière cheminée se passes sans encombre, même si l'ascension commence à être longue pour Gaël et Marie. 
Enfin, nous sortons au sommet après 3h30 dans la voie ; nous verrons plus tard que les topos annoncent 2h max, mais il y avait du monde, et nous avons joué la sécurité.
Le temps d'aller en haut du plateau, de faire quelques photos et de reprendre quelques forces, et nous voilà reparti pour la descente. 
Grenoble et la vallée sont toujours dans la crasse, qu'on est bien en haut ! Une ptite pensée pour ceux qui n'ont pas pu venir, on refera ça une prochaine fois.

Descente exposée jusqu'au premier rappel, parfois en désescalade, souvent dans des gradins ou du pierrier. Attention à ne pas faire partir de pierres.

Et là encore le monde se fait sentir :
presque une heure d attente en haut du premier rappel. Nous installons finalement une main courante pour rejoindre la chaîne (passage facile mais exposé), et Fred se lance dans le premier rappel. A elle l'honneur de défaire les noeuds !
Puis, la plateforme du second rappel, toujours aussi belle et impressionnante. Le temps d'équiper et de descendre un par un, nous discutons avec les autres cordées (prévoyantes et parfois un peu « dérangées » pour certaines : talkie, avalung, ... et même appareil photo communicant !)
Je me lance le dernier dans le rappel au soleil couchant. Quelle idée j'ai eu d'acheter une corde à simple !! Les
Une fois en bas, la chatière, un peu de désescalade et nous nous déséquipons. Dernières photos (floues !) auprès de la plaque commémorative, et nous filons « dré dans l'pentu » en courant dans un pierrier... Gaël retrouve des couleurs, et nous fait une belle descente bien bourrin !
Retour de nuit dans la forêt, seul JB avait une frontale ... avec des piles HS ! Et dire que ke matin je me suis posé la question de prendre ou pas la mienne ! Nous finissons dans la nuit noire, à la lumière des écrans de portable.
Une superbe journée aux couleurs d'automne, pour ce quatrième Mont Aiguille en un an et demi. C'est la troisième fois que je suis le « guide », et pour la première fois, j'ai pleinement profité de l'ascension sans le moindre stress.
Un grand coup de chapeau à nos débutants ou pseudo débutants Marie, Gaël (plus à l'aise sur l'eau) et Didier (comme un poisson dans l?eau) !
Impressionné par ma chérie, te voir prendre en charge une cordée et te lancer en premier dans le rappel, cela présage de belles courses futures tous les 2.
Une bonne coopération avec le Yann pour la mouli, notre 2nd Mont Aiguille ensemble, plus cool que le premier.

Que du bonheur ! On remet ça quand vous voulez.