Quelques bons moments en montagne
Milieu de semaine, le temps pour le week end s'annonce beau. Manu, rencontré lors des formations CAF, me propose un week end en Vanoise, au dessus d'Aussois. Quelques coups de fils et échanges de mails, et l'affaire est bouclée. Je ne connais pas cette partie de la Vanoise : nous avions prévu de faire le Tour des Glaciers de la Vanoise au 15 août l'an dernier, mais avons préféré renoncé à cause de la neige à 2000m.
Manu et Alex montent vendredi après midi, afin de faire la Dent Parrachée le lendemain matin. Nous partirons le samedi de Grenoble avec Thomas et Seb, pour se retrouver en fin de matinée au refuge de la Fournache. Désireux de partir léger et tout confort, nous avons réservé notre place à Fournache, seul refuge encore libre en ce week end de vacances. Nos 4 compères bivouaquerons eux 200m plus haut, à proximité du refuge de la Dent Parrachée.
Départ du Plan d'Amont vers 10h40 et une petite heure plus tard nous arrivons au refuge, surplombé par la Dent Parrachée et ses 3697m.
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Au fond, la Parrachée |
Refuge de Fournache |
Petite pause pour organiser la course du lendemain, et nous quittons Thomas et Seb pour une rando en direction de la Pointe de l'Observatoire. Ils feront la voie Tirelipompon au Grand Chatelard l'après midi, mais n'ayant pas grimpé depuis quelques mois, nous ne souhaitons pas nous engager en grande voie.
Nous traversons en direction de Fond d'Aussois, en admirant au passage la flore alpine.
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Joubarbe |
12h45, même si nous n'avons pas marché énormément, la pause casse dalle s'impose, sur un rocher à proximité du refuge du Fond d'Aussois. Nous y sommes tellement bien que nous y ferons une bonne sieste d'une heure. Nous repartons en douceur vers 14h30, en direction du Col d'Aussois. Parc de la Vanoise oblige, la faune est présente et peu farouche : marmottes déjà grosses courant l'une après l'autres à quelques mètres du sentier, puis jeunes bouquetins curieux nous observant au détour du sentier.
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Nous resterons en leur compagnie quelques minutes, puis continuons l'ascension vers le col dans un paysage de plus en plus minéral.
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Panorama sur la Maurienne |
Nous évitons le col pour monter directement à la Pointe de l'Observatoire (3015m). Et hop, un 3000 de plus en poche, très aisé celui-ci. La face Est est par contre nettement plus abrupte. Il est 16h30 et nous sommes seuls au sommet à contempler le panorama à 360°
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Au nord, la vallée de Pralognan, le Mont Blanc, les glaciers de la Vanoise et leurs sommets (Pointe du Dard, Pointe du Génépy, ...) Au sud la Maurienne et à l'Ouest les dômes de Peclet et Polset (non visibles) |
Il est temps de repartir si nous ne voulons pas manquer le repas du soir au refuge. Au passage, nous nous renseignons auprès du gardien du Fond d'Aussois sur les conditions de la course du lendemain. 2 heures plus tard nous sommes de retour à Fournache sous les lumière de fin de journée.
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Douche rapide, repas et à 21h30 nous sommes au lit. J'y serai même bien allé plus tôt, mais il était préférable de préparer le sac pour le lendemain dès ce soir. Nous craignons d'être reveillés lors de leur coucher par le groupe de randonneur en train de taper le carton et boire des canons. Finalement nous ne les entendrons pas. Le réveil est programmé à 3 heures afin d'être à 4 heures au refuge de la Parrachée. La nuit va être courte ...
2h30 du matin, je sens ma dernière couverture tomber en bas du lit superposé. Dans mon sac à viande j'ai un peu froid, mais je n'ai pas le courage de me lever. Les litres de minestrone avalés la veille pèsent sur la vessie... Mais toujours pas le courage de se lever. Du coup, je ne me rendormirai pas, et les 30 minutes avant que le réveil ne sonne seront longues !
3 heures, nous nous levons et curieusement il ne fait pas froid. La montée va être longue jusqu'à la Pointe de Labby (3521m), je décide donc de beaucoup manger ... et boire du cacao. Erreur fatale, il va me rester sur le ventre toute la matinée. Nous démarrons à 3h40 et sommes presques à l'heure au RDV. Malheureusement il y a pas mal de monde au refuge, et nous ne partirons que 25 minutes plus tard. Nous grimpons en direction du lac de Génépy, à l'écart de la colonne de lampes frontales qui part vers la Parrachée.
J'ai le bide en vrac, je sens bien que si je marche plus vite, je pose mon cacao ... Je n'ai pourtant pas l'impression de trainer, mais mon cardio confirmera par la suite que je me traine : fréquence cardiaque maximum inférieure à 150 pulsations.
Mais je tiens bon, lentement et (presque) surement. Arrivés sur le glacier de Labby, nous nous encordons. Aucun regel nocturne, nous ne mettons donc pas les crampons. Le soleil se lève sur le col du Moine, très venté.
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Lever du soleil venté au col du Moine |
Puis la pente se relève un peu, et nous nous enfonçons toujours autant. Mon manque de forme et la neige molle réveillent de mauvais souvenirs pour Fred. Je reprends la tête de cordée, mais je sens comme un blocage. Le col n'est pourtant pas très loin, mais nous décidons de faire demi tour. Il fait trop froid et nous sommes crevés par les derniers mois de boulot, sage décision.
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Anneaux de corde ... |
... pour look Bibendum |
Nous retrouvons le soleil au lac du Genep', cela nous rechauffe quelque peu.
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8h30, nous marchons depuis 5 bonne heures, enfin le soleil ! |
Nous nous retrouverons quelques heures + tard au refuge, pour redescendre ensemble aux voitures ... sous une petite averse.
Conclusion du week-end : le coin est superbe et nous reviendrons randonner, grimper et cramponner. Nous sommes tout de même bien fatigués en ce début d'été, vivement les vacances reposantes sur le voilier.
Et dire que le week end prochain si tout va bien, nous devons bivouaquer au sommet du Mont Aiguille ! En tout cas, on ne m'y reprendra pas : fini le lait en montagne !